L’incontinence se définit comme la perte involontaire et incontrôlée d’urine, à tout moment de la journée, de jour comme de nuit. L’incontinence urinaire touche toutes les catégories de population, enfant, homme ou femme. Mais c’est à partir de 65 ans que l’incontinence urinaire commence à se développer et peut toucher jusqu’à 30% de la population. Sa fréquence augmente avec l’âge et l’on constate un lien étroit avec la dépendance. L’espérance de vie en France est en progression constante, approchant désormais une durée de vie moyenne de 82 ans. Cet allongement de la durée de la vie fait qu’aujourd’hui 10% de la population française est âgé de 75 ans ou plus, donc particulièrement concernée par les problèmes de fuites urinaires.

Comprendre le processus physiologique de la miction

Uriner est un acte volontaire et conscient qui consiste à vider la vessie. Il nécessite une mise en œuvre complexe de la vessie, du plancher pelvien (muscles du périnée), des sphincters (muscles à la base de l’urètre), le tout sous contrôle neurologique. L’incontinence peut être liée à une déficience de l’une ou l’autre de ces composantes. De plus, la complexité du processus est accentuée par les contraintes sociales qui ajoutent à la maitrise imposée à l’organisme.

Les différents types d’incontinence

Le fait de ne plus contrôler consciemment la miction et donc de subir des fuites urinaires constitue ce qu’on appelle l’incontinence. Toutefois, derrière ce terme se cachent des catégories différentes d'incontinence qu'il convient de bien identifier pour une prise en charge adaptée.

L'incontinence urinaire d'effort

L'incontinence urinaire d’effort est la forme la plus répandue d’incontinence. Elle touche davantage les femmes après un accouchement ou à la ménopause. Toutefois elle peut également toucher les hommes. Elle se caractérise par une fuite involontaire d'urine survenant à l'occasion d'un effort physique : éternuement, toux, rire, exercice physique comme la course ou rapports sexuels. A ces moments là, si les muscles du périnée sont faibles, ils ne peuvent soutenir la tension provoquée par l’effort et l’urètre n’est plus fermé, la perte d’urine a lieu.

L’incontinence par regorgement

L'incontinence par regorgement est la forme la plus fréquente chez l'homme. Elle apparait avec des dysfonctionnements des fonctions d'évacuation de la vessie, notamment en cas d’augmentation de la prostate (ou hyperplasie bénigne de la prostate). La prostate, par son volume augmenté, va exercer une pression sur l’urètre, obstruant écoulement de l’urine. La vessie va augmenter de volume jusqu'à se distendre. La pression générée va provoquer des pertes urinaires faibles mais fréquentes.

L’incontinence par impériosité

L'incontinence par impériosité est liée à une hyperactivité de la vessie qui se contracte brutalement. Ces contractions involontaires génèrent des fuites, simultanément à un besoin urgent qui ne laisse pas le temps d’aller jusqu’aux toilettes. Ce type d’incontinence touche aussi bien les hommes que les femmes et se développe avec l’âge.

L’incontinence fonctionnelle

L'incontinence fonctionnelle concerne les personnes dont les fuites urinaires ne sont pas liées à des causes physiologiques. Ce sont des maladies chroniques, mentales, des problèmes de mobilité qui empêchent d’aller aux toilettes.

L'incontinence urinaire mixte

L'incontinence mixte associe plusieurs types d'incontinence, principalement l’incontinence d'effort et l'urgence mictionnelle par impériosité.